Le projet était lancé en mi-2006 comme une démarche pilote de l’action-recherche sur le sujet de « Construire la démocratie globale » d’une manière interrégionale, interculturelle et interdisciplinaire.
Le projet « SCRPG » examine des moyens et des mesures que les associations de la société civile ont pris pour responsabiliser les institutions globales envers les personnes concernées. L’un des défauts principaux de la démocratie globale résulte de la négligence des institutions de la gouvernance globale de répondre aux citoyens dont les vies elles influencent. Ceci concerne particulièrement des liens de redevabilité entre l'État et les citoyens mais qui n’existent pas à l’égard des organismes globaux de réglementation. Ce sont par exemple les chefs élus au suffrage universel, la surveillance parlémentaire ou encore les tribunaux non-partisans. Dans ces circonstances, plusieurs gens ont tournés vers les activités de la société civile pour combler des lacunes dans les responsabilités gouvernementales. Or, la question se pose pour savoir jusqu’au quel niveau les interventions de la société civile ont rendu la gouvernance globale plus démocratique et responsable.
Pour analyser cette question, le projet « SCRPG » assemblait 15 auteurs du cinq continents pour préparer des études de cas sur l’engagement de la société civile de 13 organismes de réglementation à l’échelle globale.
Des organisations étudiées incluent les Nations Unies, le Group des huit, l’Association Internationale du Commerce Équitable et l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers. Des dizaines de représentants de la société civile ainsi que des agences officielles à travers du monde ont aidé les chercheurs en offrant leurs réactions sur les documents préliminaires.
L’atelier du projet « SCRPG » s’est pris place à Gothenburg, en Suède, le 13-15 juin 2007 et engageait 65 participants de 28 pays. Subséquemment, une commission des auteurs a présenté leurs études au congrès du Centre pour l’Étude de la Mondialisation et de la Régionalisation le 18 septembre 2007, au congrès du Réseau des Études sur la Mondialisation le 26 août 2008, aux Nations Unies à New York le 5 novembre 2008 et au Fond monétaire international à Washington DC le 6 novembre 2008.
Le projet « SCRPG » a généré plusieurs documents du travail. Les versions finales seront publiées simultanément avec les conclusions générales dans un recueil intitulé « Le citoyenneté global en action ? La société civile et la gouvernance globale tenue responsable » chez Cambridge University Press. Les conclusions générales ainsi que les recommandations de politiques générées par le projet seront également résumés dans un mémorandum traduit en les septs langues du programme.
Le financement du projet « SCRPG » vient des bourses de £16,000 octroyé par le Centre pour l’Étude de la Mondialisation et de la Régionalisation (CSGR), de 80,000 SEK par l’Agence International Suédois de la Coopération pour le Développement (SIDA) et $20,000 par l’Université des Nations Unies (UNU).