Les resultats de notre projet pilot Société civile et la gouvernance globale responsable étaient présentées au FMI et à la Bank Mondial en novembre 2008.
Les résultats et les recommandations du projet « Société civile et la redevabilité politique globale » étaient présentés dans un séminaire spécialement invité au siège du Fonds International Monétaire (FIM) le 6 novembre 2008 à Washington DC. Une cinquantaine personnes des institutions hôtes, IMF et la Banque Mondiale, et de la société civile attendait le séminaire.
Les présentations 
Les représentants du projet « SCRPG » au FIM comprenaient une partie des auteurs du projet. Jan Aart Scholte de l’Université de Warwick et de London School of Economics présentait le cadre conceptuel de son projet « La gouvernance globale, la redevabilité politique et la société civile » et son étude de cas « La société civile et la redevabilité du FIM ». Alnoor Ebrahim de Harvard Business School présentait son étude sur « La banque mondial et la redevabilité démocratique : le rôle de la société civile ». Carolyn Long et Nata Duvvury présentaient leur travail chez le Centre International de recherche sur les femmes « La société civile et la promotion de la redevabilité politique devant Le Fonds Mondial ». John Garrison de la Banque Mondiale et Vasuki Shastry du FMI conduisaient la discussion.
Le débat sur le rôle de la société civile
Le séminaire chez les Institutions Bretton Woods était une opportunité bienvenue à un débat sur le rôle de la société civile dans la gouvernance des finances globales. La comparaison entre les expériences de la société civile avec les IBW (illustrant une forme plus ancien du multilatéralisme intergouvernemental) et celles avec le Fonds Mondial (illustrant une forme plus récente du multilatéralisme entre plusieurs intervenants). Serait-il possible ou nécessaire d’apporter la société civile plus au cœur de l’élaboration des politiques au FMI et à la Banque Mondiale, comme au Fonds Mondial ?

D’autres points soulevés au sein du débat incluait le désir d’inclure les contributions de la société civile dans des délibérations politiques depuis le début, et non à la fin quand les décisions importantes ont déjà été prises. Il était noté que l’engagement avec la société civile est toujours considéré avec défiance dans ces deux institutions. Les fonctionnaires présentes affirmaient qu’une consultation avec les organisations de la société civile leur aide à mieux performer dans leur travail mais que plusieurs entre leurs collègues pourraient avoir besoin une motivation plus directe, reliée directement à leur bilan de performance.
Le fait que le Directeur du FMI a récemment déclaré la société civile le pilier quatrième de la gouvernance du Fonds était souligné. Pourtant, les employés luttent contre les restrictions budgétaires dans la construction des relations entre les organisations de la société civile. Et les associations de la société civile s’engagées avec les IBW souvent éprouvent les difficultés de recevoir du support financière assidu.
En somme, ce séminaire offrait la place à une discussion informelle, ouverte et constructive sur les relations entre la société civile et les deux institutions centrales de la gouvernance économique globale. L’événement achevait un tel échange positif entre les acteurs et les chercheurs que le programme CDG s’efforce à promouvoir. Alnoor Ebrahim et Jan Aart Scholte continuent leurs travaux respectifs avec les institutions. Il y avait aussi une discussion sur un séminaire de rappel, organisé par la Banque Mondial et le FMI, quand le recueil du programme SCRPG est publié. Entre-temps, les détails des participants ont été ajoutés à notre base de données pour s’informer sur les développements du programme CDG.