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Conceptualiser la démocratie globale

Le projet «  Conceptualiser la démocratie globale »,  le premier des cinq projets principaux du programme Construire la démocratie globale, était initié en mi-2008.

Le projet part de l’observation qu’il y a une certaine obscurité dans la définition de la « gouvernance pour et par le peuple » dans le contexte d’un monde de plus en plus global. Cette ambiguïté  reste un des problèmes principaux dans la construction de la gouvernance démocratique des affaires globales. Quelle devrait être la méthode de gouvernance à l’égard des préoccupations globales (tels que la prolifération des armes, le changement climatique, les flux financiers, les questions des droits de l’homme ou les maladies infectieuses ainsi que la communication sur internet) ?
Davantage, qui est « le peuple » à l’égard des questions globales ? Quelles modifications seront nécessaires pour rendre les modèles traditionnels de la démocratie valables dans la régulation des problèmes globaux ? Ou bien serait-il nécessaire de reformuler la notion de la démocratie en raison d’une rapide expansion globale ainsi que des changements dans les politiques associées à cet élargissement ? Si cela est le cas, comment la notion devrait-elle être reconçue ?

 

Les buts

Dans les deux dernières décennies, un nombre de théoriciens des sciences politiques et sociales ont entamé des travaux sur cette question. Pourtant, le débat reste plutôt stagnant, particulièrement puisque les chercheurs sont resté dans leurs coins limités sans élargir le débat en dehors des frontières régionaux, culturels, disciplinaires ou idéologiques. De plus, peu d’échanges sur ce sujet se manifestent entre des universitaires et des acteurs du terrain, ce qui pourtant serait nécessaire pour une application concrète des idées sur la démocratie.

Le projet « CDG » cherche à s’adresser à ces grosses lacunes des études précédentes. Dix penseurs éminents sur les questions de la démocratie globale sont invités à participer en tant qu’auteurs à un dialogue interrégional, interculturel et interdisciplinaire sur des conceptions de la démocratie dans la gouvernance globale. Les auteurs représentent respectivement les Caraïbes, l’Asie de l’est, l’Europe de l’ouest, l’Europe de l’est, l’Amérique Latin, le Moyen-Orient, l’Amérique du Nord, le Pacifique, l’Asie du sud, l’Afrique subsaharien. Ils reflètent également un spectre des disciplines humanitaires et des sciences sociales ainsi qu’un prisme de perspectives théorétiques (féministe, gandhien, libéral, postcolonial, socialiste, pour n’en mentionner que quelques-uns). Les auteurs représentent également une diversité de l’âge, de genre et de race. Pareil à chaque activité du programme, le projet « CDG » ne ressort pas d’un cocon académique : les acteurs de la société civile ainsi que des milieux officiaux seront les participants principaux dans le débat agissant également comme conseillers auprès des chercheurs.

Pour en être sur, le projet « CDG » n’aspire pas à imposer un consensus sur des perspectifs variés apportés au débat. L’inspiration pour le projet est plutôt la création d’une dialogue jusqu’ici rare entre des gens diverses ainsi que des approches différents qui peut enrichir le savoir de toutes les parties concernées et générer des idées ainsi que des pratiques innovatrices pour une démocratie globale.

 

Les activités

L’atelier du projet « CDG » aura lieu au Caire en 2009, suivi par un nombre de publications et de présentations sur le sujet de « Conceptualiser la démocratie globale ». On espère présenter l’œuvre principal à Pékin. Le financement du projet est assuré par la fondation Ford ($80,000), Suédoise de développement international Agence de coopération (SEK 100,000) et Oxfam Novib (€30,000).

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